Présentation

Derniers Commentaires

Recherche

Bienvenue

Primevoire désignait, au XII° siècle, le printemps et la fleur qui l'annonce : la primevère.
C'est dans l'esprit d'échange et de confrontation des savoirs et des idées novatrices des bâtisseurs de cathédrales, que je souhaite partager et approfondir avec chacun quelques réflexions sur des sujets concernant la vie économique, le management et la société.
Mardi 13 octobre 2009

Pendant deux siècles les entreprises ont ignoré les questions environnementales. Les gisements du sous-sol semblaient inépuisables, donnant l'illusion d'une maîtrise absolue sur les éléments (syndrome de l'apprenti sorcier).

 

Imaginons-nous au volant d'un bolide, monté sur rails, sur une ligne droite s'étendant à l'infini. Nous pouvons fermer les yeux, sans risque de quitter la route, ou encore regarder la route défiler sous nos pieds.

 

Dans un monde linéaire et sans limite, une gestion "la tête dans le guidon" est sans risque, et maximalise l'impression d'efficacité et de puissance… 

Et cela a fonctionné ainsi sur plusieurs générations. De quoi forger une culture, des certitudes et des outils de management optimisant l'efficacité à court terme.

 

Arrivé au bout du monde, ou au bout de cette vision du monde, la route est devenue sinueuse et dépourvue de rails. La crise financière mondiale que nous traversons illustre combien nos outils sont inefficients à appréhender un monde en multiples évolutions. 

 

C'est ce virage qu'il nous faut prendre.
Avec quels outils ?

 

La première des choses, mais non la moindre, est de regarder devant soi, pour s'assurer que nous sommes sur une route qui progresse vers notre objectif, et d'appréhender les obstacles à temps pour les éviter.

Regarder loin devant implique d'intégrer un champ d'informations beaucoup plus vaste que n'en nécessite la gestion du quotidien. Ce changement d'attitude est sans doute peu confortable. Mais il est nécessaire. 

Heureusement, les sciences de la complexité montrent qu'il n'est pas nécessaire de tout contrôler. Au contraire, elle invitent à prendre du recul pour mieux percevoir les mouvements d'ensemble, et d'agir ainsi plus efficacement pour avancer vers notre objectif.

 

Le Développement Durable nécessite d'intégrer une vision à long terme. Cela par une approche globale qui fasse le lien entre les problématiques d'aujourd'hui, de nos décisions et de leurs conséquences dans le temps.

Par GM - Publié dans : Management & Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 septembre 2009

Au-delà des polémiques que cette décision ministérielle provoque dans les médias et les discussions de comptoirs, elle illustre l'absolue nécessité d'une rupture dans la gestion de la planète.

 

Un problème bien posé est à moitié résolu, dit l'adage. 

Je vous propose d'examiner le cheminement de la pensée officielle :

 

1- Cri d'alarme sur le réchauffement climatique, avec la fonte des glaciers et l'immersion des régions côtières

 

2- Mise en évidence de l'impact de l'activité industrielle par la présence de CO2 dans les carottes glacières prélevées aux pôles

 

3- L'effet de serre éclipse le trou dans la couche d'ozone dans les journaux télévisés

 

4- Prise de conscience collective (Kyoto - Grenelle de l'Environnement - montée des Verts aux élections)

 

5- Mise des autorités au pied du mur

 

6- Taxe carbone…

 

Alors que chaque étape apporte des informations nouvelles qui devraient enrichir la réflexion, on constate, à l'inverse, à une vision restrictive de la problématique. Avec, au final, une décision qui ne solutionne rien.

 

Si l'action à court terme a l'avantage d'être simple à concevoir, cette vision de la politique (au sens premier) s'avère  incapable de gérer les conséquences sur l'environnement, pour les générations à venir.

Le Développement Durable exige de traiter les problématiques dans leur globalité.
Si cela demande d'oser aborder des questions plus complexes, il en va de notre responsabilité et de notre honneur, vis à vis de nos enfants.
À l'heure de la rentrée des classes avons-nous d'autre choix ? 

Par GM - Publié dans : Environnement - Énergie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 juillet 2009

Le CEA a annoncé avoir mis au point un silicium à bas-coût pour la fabrication de cellules photovoltaïques.

(http://www.enerzine.com/1/7381+le-cea-met-au-point-le-photosil-un-silicium-bas-cout+.html)

 

La production de celles-ci utilise la même source de silicium que les composants électroniques. Il s'en suit que la production ne peut suivre la croissance de la filière énergétique. 

Le procédé Photosil vise la création d'une filière spécifique aux besoins de l'industrie photovoltaïque, avec une purification suivant une voie métallurgique, par torche plasma, moins gourmande en énergie.

 

C'est sans doute dans ce secteur que réside le principal intérêt de cette nouvelle technologie. Car le rendement énergétique de ces cellules est sensiblement plus faible que celles utilisées jusqu'ici : 15% contre 20% pour le silicium mono-cristalin.

 

La perspective de faire baisser les coûts des systèmes photovoltaïques de 25% compensera-t-elle la baisse des performances des cellules issues de ce procédé ?

Par GM - Publié dans : Environnement - Énergie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Le sauvetage de l'entreprise Heuliez a été salué hier dans les journaux télévisés, rappelant son projet de voiture électrique à vocation citadine.

Ce matin, c'est le vol de l'avion expérimental Antarès DLR-H2 (pour hydrogène) qui est évoqué comme la promesse d'avions propres...

 

Si l'intérêt pour la cause environnementale est une bonne chose, il semble important de pas se laisser piéger à l'écolo-marketing. Car la tentation est grande, pour les industriels, comme pour les médias, de profiter de l'écolo-mania actuelle. Le consommateur a toujours les yeux de Chimène pour les "produits tendance". En dépit des idées de développement durable, les réflexes YAKA-istes demeurent bien ancrés. 

La récente polémique sur les ampoules basse consommation à base de vapeurs de mercure montre combien un argument marketing bien mis en avant peu occulter une réflexion globale.

 

Évitons les amalgames. La CO2-phobie conduit à penser que tout de qui ne produit pas de CO2 est forcément propre...

De même la confusion est entretenue entre sources d'énergie (énergies primaires) et énergies secondaires. 

Le solaire, l'éolien ou le pétrole sont des énergies primaires. Renouvelables ou non, ce sont des ressources natives.

L'électricité et l'hydrogène sont des énergies secondaires. Cela veut dire qu'elles n'existent pas dans la nature (moins de 0,0001% d'hydrogène dans l'atmosphère). Il faut donc les produire… au moyen des énergies primaires.

Cela veut dire que rouler propre en ville, revient à rejeter (commanditer ?) sa pollution ailleurs…

 

Une attitude responsable est de considérer l'ensemble de la chaîne énergétique : la production de l'électricité ou de l'hydrogène consommé ;  leur stockage et leur acheminement ; l'impact environnemental des infrastructures nécessaires. C'est alors que l'on peut juger de l'opportunité de ces solutions.

Nul doute qu'elles présentent des solutions pertinentes pour certaines problématiques. Mais hélas, elles ne résolvent en rien le problème énergétique de la planète...

Par GM - Publié dans : Environnement - Énergie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009

La peur du crack  énergétique n'est pas nouvelle. Déjà lors de la première crise énergétique, en 1973, a-t-on chercher des sources alternatives. La France a alors fait le choix du "tout nucléaire" en investissant massivement dans une énergie de substitution, sans changer un rien la politique de production énergétique hyper centralisée et de son réseau de distribution, plagiant la pensée d'Alphonse ALLAIS : construire la pollution des villes à la campagne.

 

Ce mode de pensée tient son origine à une approche économique rationnelle : lorsque les ressources sont rares ou chères, il est logique de chercher à diminuer les coûts variables, quitte à investir lourdement dans des installations performantes (coûts fixes).

Cela est vrai pour le pétrole, le nucléaire et même, dans une certaine mesure, pour l'hydro-électrique, dont les sites exploitables pour une production de masse sont limités.

 

Qu'en est-il pour les énergies renouvelables. Elles ont le soleil pour origine : solaire thermique ou photovoltaïque, combinée à la rotation de la Terre pour ce qui est de l'éolien, des courants marins et des marées...

Ici l'énergie est gratuite, abondante et diffuse. Les coûts variables sont faibles (se limitant à l'entretien). La même logique économique recommanderait de minimiser les coûts fixes… N'est-il alors pas pertinent de privilégier la recherche dans des solutions simples, exigeant peu d'investissements, que dans des technologies à hautes performances, mais longues à amortir ?

Par GM - Publié dans : Environnement - Énergie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus